dimanche 13 mai 2018

POLARIS: Desert Run (2018)

“This comeback of Polaris is a good breath of fresh air in the spheres of EM with an approach highly stylized and surprisingly eclectic”

Fata Morgana 13:16
Derweze 9:34
Dunes 11:40
Hasting's Cutoff 9:50
Oasis 8:12

GEN CD 045 (CD 52:32)
(Berlin School, E-Rock and EDM)
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   **Chronique en français plus bas**

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Humm…quite a comeback from Polaris! Near, or more, four years after Way Out, Jakub Kmiec gets out of his den to offer an album which will surprise more than one. An electronic ode on the theme of desert, “Desert Run” entails in its trail this signature of Polaris' EDM in structures clearly more elaborate than on his previous albums. The result gives a rather particular style where we find essences of Jarre, for the cosmic decor, Kitaro for the harmonization of the synthesized melodies, Tangerine Dream for the effects and the spirals of sequences and finally Redshift for many other elements.
It's moreover in the perfumes of Logos that "Fata Morgana" gets organized around our ears. A dark veil imagined in the cave of Redshift spreads layers of chthonian voices around this meshing of percussions and sequences which dribble its keys in a rhythmic which goes towards this electronic rock that we still don't know how to dance. Evolving in two phases, "Fata Morgana" corresponds perfectly to the meaning of its idea with a sound mirage where the diverse periods of Tangerine Dream form an ear-catchy symbiosis. Like this guitar which spits its riffs, which would like to turn into furious solos, and this phase of sequences which goes as these crazy balls in an abacus activated by a gearing out of control. It's in this moment, around 6:30 minutes, that the sequencer activates its madness, modifying a structure which becomes more uncluttered and more lively. The fans of Chris Franke's ingenious sequencing patterns are going to devour this title. "Derweze" is in pure Redshift mode, both for the ambiences and for the use of the sequencer which presents its Tangerine Dream influences. Let's that it describes perfectly this legend of the Gates of Hell on Earth situated in the Turkmenistan desert. "Dunes" will be party of these titles put in my iPod, section Best EM tracks of 2018. Rolling in Floydian mists, some rather intense synth solos get out of layers filled with reverberating cracklings. A small footstep of the sequencer and hop …A sublime synth line, more than too harmonious, goes down from the clouds with an irrevocable influence on our charms. The sequencer stammers another approach at the same time as a good bass line invites itself behind this harmonious gift. And everything goes fast! The percussions which come to dance with the keyboard riffs and propel the music towards a lively structure where threads of melodies roll in loops on a structure a bit jerky, but always very animated. Divided between its magnificent whistled melody and its Kitaro solos style, "Dunes" retreats towards a narrow corridor of ambiospherical elements before springing with strength, rambling its 2nd part between its phases of ambivalences. I have to tell you that it's this kind of music that leads me to madly love EM and its multiple possibilities.
Chords quivering like clackers prisoners in a foggy echo tickle charmingly our sense of hearing. This zigzagging movement coming from the far drags a meshing of pulsations and acoustic percussions which will be the base of a bidirectional rhythmic structure. Some arpeggios flutter above, while the presence of mist amplifies the atmospheric side of "Hasting's Cutoff", a title which gets the most closer of the hymns EDM that we found on the album Way Out, but in an envelope a little bit Cosmic Funk, a la Robert Schroëder. "Oasis" is sculpted in the same mold. This time, the rhythm escapes from an orchestral fog from where arises a line of bass pulsation and an armada of sequences which flicker quickly, like in those big electronic rocks of TD in their Miramar years. The 2nd part proposes another rendezvous with the dexterity of Jakub Kmiec and his synth solos which will seduce you more than once throughout this album filled of surprises. And there, I didn't even mention the very Franke pattern of sequences of the Logos years which are flickering with a good pace in this finale, as well as in a lot of places in “Desert Run”.
This comeback of Polaris is a good breath of fresh air in the spheres of EM with an approach highly stylized and surprisingly eclectic. Surfing comfortable between several styles and influences, of which the links are imperceptible and nevertheless tangible, “Desert Run” is a journey in the heart of a EM where all its ingredients melt together in a symbiosis of the most charming. There is the a very good and a beautiful EM in this other little jewel, always carefully covered with a beautiful digipack, from the Polish label, Generator PL.

Sylvain Lupari (May 13th, 2018) **** ¼*
synth&sequences.com
You will find this album on Generator PL


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CHRONIQUE en FRANÇAIS
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Humm…, tout un retour de Polaris! Près, ou plus, de 4 ans après Way Out, Jakub Kmiec sort de sa tanière pour offrir un album qui en surprendra plus d'un. Ode électronique sur le thème du désert, “Desert Run” entraîne dans son sillage cette signature d'EDM de Polaris dans des structures nettement plus élaborées que dans ses albums précédents. Il en résulte en un style assez particulier où on retrouve des essences de Jarre pour le décor cosmique, de Kitaro pour les harmonisations des mélodies synthétisées, de Tangerine Dream pour les effets et les spirales des séquences et finalement de Redshift pour bien d'autres éléments.
C'est d'ailleurs dans des parfums de Logos que "Fata Morgana" s'organise autour de nos oreilles. Un voile obscur imaginé dans l'antre de Redshift étend des nappes de voix chthoniennes autour de ce maillage de percussions et de séquences qui driblent une rythmique qui tangue vers ce rock électronique dont on cherche encore une façon de le danser. Évoluant sur deux phases,"Fata Morgana" correspond parfaitement au sens de son idée avec un mirage sonore où les diverses périodes de Tangerine Dream forment une séduisante symbiose. Comme cette guitare qui crache ses riffs, qui aimeraient bien se transformer en solos rageurs, et cette phase de séquences qui roulent comme ces boules folles dans un boulier activé par un engrenage dérèglé. C'est à ce moment, autour des 6:30 minutes, que le séquenceur active sa folie, modifiant une structure qui devient plus épurée et plus entraînante. Les amateurs des séquences à la Chris Franke vont dévorer ce titre. "Derweze" est en pur mode Redshift, tant pour les ambiances que pour l'utilisation du séquenceur qui étale ses influences de Tangerine Dream. Disons qu'il décrit avec justesse cette légende des portes de l'enfer sur Terre situées dans le désert Turkménistan. "Dunes" fera parti de ces titres à mettre dans mon iPod, section meilleurs titres de MÉ en 2018. Roulant dans des brumes Floydiennes, des solos de synthé assez intenses sortent d'entre des nappes gorgées d'un grésillement réverbérant. Un petit pas du séquenceur et hop…Une sublime ligne de synthé plus que trop harmonieuse descend des nues avec une emprise irrévocable sur nos charmes. Le séquenceur bredouille une autre approche en même temps qu'une bonne ligne de basse s'invite derrière ce cadeau harmonique. Et tout va vite! Les percussions qui viennent dansent avec les riffs de clavier et propulsent la musique vers une structure enlevante où les fils de mélodies roulent en boucles sur une structure un brin saccadé, mais toujours très entraînante. Divisé entre sa magnifique mélodie sifflotée et ses solos à la Kitaro, "Dunes" retraite vers un étroit corridor d'ambiances avant de jaillir avec force, promenant sa 2ième entre ses phases d'ambivalences. Disons que c'est ce genre de titre qui nous fait tomber en amour avec les multiples possibilités de la MÉ.
Des accords tressaillant comme des tac-tac (des clackers) prisonniers dans un écho brumeux chatouillent délicieusement notre ouïe. Ce mouvement zigzagant venu du loin entraine un maillage de pulsations et de percussions acoustiques qui seront la base d'une structure rythmique bidirectionnelle. Des arpèges volètent au-dessus, alors que la présence de brume amplifie le côté ambiance de "Hasting's Cutoff", un titre qui se rapproche le plus des hymnes EDM que l'on retrouvait sur l'album Way Out, mais dans une enveloppe un peu Cosmic Funk à la Robert Schroeder. "Oasis" est sculpté dans le même moule. Cette fois-ci, le rythme s'échappe d'un brouillard orchestral d'où surgit une ligne de basse pulsation et une armada de séquences qui papillonnent vivement comme dans les gros rocks électroniques de TD dans leurs années Miramar. La 2ième partie propose un autre rendez-vous avec la dextérité de Jakub Kmiec et ses solos de synthé qui en séduiront plus d'un tout au long de cet album bourré de surprises. Et là, je ne vous ai pas parlé du pattern de séquences très Franke dans les années Logos qui butinent dans cette finale, de même qu'à plein d'endroits dans “Desert Run”.
Ce retour de Polaris est une bonne bouffée d'air frais dans les sphères de la MÉ avec une approche hautement stylisée et étonnement éclectique. Surfant à l'aise entre plusieurs styles et influences, dont les liens sont imperceptibles et pourtant tangibles, “Desert Run” est un voyage au cœur d'une MÉ où tous ses ingrédients se fondent en une symbiose des plus enchanteresse. Il y a de la très bonne et belle MÉ dans cet autre petit bijou, toujours soigneusement recouvert d'une belle pochette digipack, du label Polonais Generator PL.

Sylvain Lupari (13/05/18)

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