vendredi 6 octobre 2017

JUTA TAKAHASHI: Albion

“Albion is a little sound treasury intended for the music lovers of meditative ambiences who like when a harmonious approach hides in these high walls of intensive drones”
1 Silver Waves 13:52
2 Frozen Day 13:18
3 Shining Valley 14:56
4 Maeve 13:58
5 Summits 16:28

Lunisolar Records ‎– LR014 (CD 73:02) ****½
(Ambient music)
It's been a while since I heard new music from the Japanese Steve Roach, Juta Takahashi. The last album was The Door into Winter in 2015 which was a remaster of an album initially made in 2007. In fact, we need to go back as far as 2013 to hear the last original meditative mass of the mixed-tones line sculptor from Japan with the splendid album Angel of which we can hear sonic dust here and there on this last album of his. “Albion” is Juta's 11th album and honestly I do not know what Juta did during this period, but I suspect that he studied his music to give it a new more melodious orientation. His music is always thought in order to make float sound arcs and translucent reverberations which are filled of drones sometimes hungry and sometimes more nuanced. A rather shady ambient music which seems to wake up to the joy of the meditative melodies.
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Silver Waves" rings like some good old Juta Takahashi with a heap of floating interlacing waves which drift with peaks of emotionalism and anesthetic breezes more shadowy. The crossbreeding of both poles sculptures a sound horizon closer to cosmos with effects which sparkle as the singing of stars in an intersidereal space embellished of images well shaped by the analog tone from the synths of the Japanese master of esoteric vibes. The melodious term is very subjective in the universe of ambient music. The well advised ears are very capable of catching these melodious waves in the grasps of two tones, while absent-minded ears miss this delicate meeting point. It's more convincing in the very beautiful "Frozen Day" and its notes of a piano which losts its feeling of solitude through the rangy waves of synth and its colors tinted with a suspicion of ether and with powder of metal. Layers of voices, as some passive drones, enclose these note which moan in a slow whirlwind of sinusoidal waves which oscillate constantly between two universes. There is some Steve Roach in there and one listens to this piece of music marvelously with Structures from Silence. A very solid title of Juta Takahashi which makes rise recollections of his very beautiful album Angel, made in 2012.
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Shining Valley" is a very dark title sculptured around resonating drones which also sing in a platonic way with the sound arcs a little more floodlit. Arcs which get rid of their circular forms to follow the walls of nothingness with of beautiful transitory floating movement. These songs, rather of a spectral kind, illuminate the rather low and very shaded sound ceiling. I have this delicious impression to drift in the cosmos with songs of intersidereal whales which try to lull my innocence. There are flavors of Vangelis, period Blade Runner, which ooze throughout my cosmic odyssey. Intense and very enveloping! If I do not make a mistake, "Maeve" is the most beautiful title of Juta Takahashi's repertoire. A magnificent melody, delicately put down by a piano in a minimalist mode, deploys its embrace with a series of juvenile ritornellos which twirl such as astral ballerinas on a carpet of cosmic mists and prisms. The reverberating effects of the synth waves become as honeyed as this virgin melody which haunts our ears, always full of mist, well beyond this last time that I listened to it. Splendid candy for the ears my friends! The atmospheres of "Summits" and the structures of its sound arcs depict marvelously the sense of its title. It's a long and a hefty ambient movement sculptured in the emotionalism with heavy drones which are like these moments when the air is lacking in our lungs. I have no difficulty in imagining myself to be on summits with winds without oxygen to contemplate a gigantic panorama where a piano tries to breathe by a melody scattered in this ballet of drones and waves with contrasting colors and emotions.
Albion” is a little jewel intended for the music lovers of meditative ambiences who like when a harmonious approach hides in these high walls of intensive drones. Juta Takahashi goes beyond his very beautiful album Angel with a touch which freed itself from the dark model sieved by a strong nostalgia. If the melancholic side is always present in the music of the Japanese synth wizard, there is now a smile of drawn above and of which the borders even brush a more accessible musicality up to here absent in his repertoire. A wonderful album which lulls my preludes to sleep since about ten days.Sylvain Lupari (October 6th, 2017)
synth&sequences.com
You will find a way to purchase this album on CD Baby and on Juta's own label
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CHRONIQUE en FRANÇAIS
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Ça faisait un bail que je n'avais pas entendu la musique du Steve Roach japonais, Juta Takahashi. Le dernier album en liste fut The Door into Winter en 2015 qui était un remaster d'un album initialement paru en 2007. En fait il faut remonter jusqu'en 2013 pour entendre la dernière messe méditative originale du sculpteur d'ondes métissées du Japon. “Albion” est son 11ième album et honnêtement je ne sais pas ce que Juta Takahashi a fait durant cette période, mais je soupçonne qu'il s'est penché sur sa musique afin de lui donner une nouvelle orientation plus mélodieuse. Sa musique est toujours pensée afin de faire flotter des arcs sonores et des réverbérations translucides qui sont bourrées de bourdonnements tantôt faméliques et tantôt plus nuancés. Une musique d'ambiances plutôt ombrageuses qui semble s'éveiller aux joies des mélodies méditatives.
"Silver Waves" sonne comme du bon vieux Juta Takahashi avec un amas d'entrelacements d'ondes flottantes qui dérivent avec des pointes d'émotivité et des brises anesthésiantes plus ombrageuses. L'embranchement des deux pôles sculpte un horizon sonore plus près du cosmos avec des effets qui scintillent comme le chant des étoiles dans un vide intersidéral bien imagé par la tonalité analogue des synthés du maître japonais des ambiances ésotériques. Le terme mélodieux est bien subjectif dans l'univers de la musique ambiante. Les oreilles avisées sont bien capables de capter ces ondes mélodieuses au travers les enlacements de deux tonalités, alors que des oreilles distraites manquent ce délicat point de rencontre. C'est plus probant dans le très beau "Frozen Day" et ses notes d'un piano qui égare son sentiment de solitude au travers les longilignes ondes de synthé aux barioles teintées d'un soupçon d'éther et de poudre de métal. Des nappes de voix, comme des bourdonnements passifs, enserrent ces notes qui gémissent dans un lent tourbillon d'ondes sinusoïdales qui oscillent constamment entre deux univers. Il y a du Steve Roach là-dedans et ça s'écoute à merveille avec Structures from Silence. Un très grand titre de Juta Takahashi qui fait monter des réminiscences de son très bel album Angel, paru en 2012.
"Shining Valley" est un titre très sombre sculpté autour de drones dont les résonnances chantent de façon platonique avec des arches sonores un peu plus illuminés. Des arches qui se défont de leurs formes circulaires afin de longer les murs du néant avec de beaux mouvement transitoires flottant. Ces chants, plutôt d'un genre spectral, illuminent le plafond sonore assez bas et très ombragé. J'ai cette délicieuse impression de dériver dans le cosmos avec des chants de baleines intersidérales qui tentent de bercer mon innocence. Il y a des parfums de Vangelis, période Blade Runner, qui suintent tout au long de mon odyssée cosmique. Intense et très enveloppant! Si je ne me trompe pas, "Maeve" est le plus beau titre du répertoire de Juta Takahashi. Une splendide mélodie, délicatement déposée par un piano en mode minimaliste, étend son emprise avec une série de ritournelles juvéniles qui tournoient comme des ballerines astrales sur un tapis de brumes et de prismes cosmiques. Les effets réverbérant des ondes de synthé deviennent aussi doucereux que cette mélodie virginale qui hante nos oreilles, toujours pleines de brume, bien au-delà de cette dernière fois que je l'ai écouté. Du splendide bonbon mes amis! Les ambiances de "Summits" et les structures de ses arches sonores dépeignent à merveille le sens de son titre. C'est un long, et lourd, mouvement d'ambiances sculpté dans l'émotivité avec des drones pesants qui sont comme ces moments où l'air manque à nos poumons. Je n'ai aucune difficulté à m'imaginer être sur des sommets uniques avec des vents sans oxygène à contempler un panorama gigantesque où un piano tente de respirer par une mélodie éparpillée dans ce ballet de drones et d'ondes aux couleurs et aux émotions contrastantes.
Albion” est un petit bijou destiné aux amateurs de musique d'ambiances méditatives qui aiment lorsqu'une approche harmonieuse se tapit dans ces murailles de bourdonnements intensifs. Juta Takahashi va au-delà de son très bel album Angel avec une touche qui s'affranchie du modèle sombre et tamisé par une forte nostalgie. Si le côté mélancolique est toujours imprégné dans la musique du Japonais, il y a maintenant un sourire de dessiné dessus et dont les frontières effleurent même une musicalité plus accessible jusque-là absente de son répertoire. Un splendide album qui berce mes nuits depuis une dizaine de jours.

Sylvain Lupari 06/10/2017

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