samedi 30 septembre 2017

PERGE: Catharsis (The Secret Tapes Vol.3) (2017)

“Once again, Perge strikes at the right spot with their extended sound visions of Encore in Catharsis, another jewel in the official Perge Tree”
1 Okefenokee Lane 19:18
2 Monoglot 21:40
3 Drywater Ravine 15:55
4 Dessert Cream 21:00

Perge Music (CD/DDL 77:53) ****¼
(Berlin School)

How to interpret the title of the last album of the British duet Perge? Catharsis means, either the separation of the good from the bad or yet, in the field of the art, an emotional recollection. Taken from the legendary The Secret Tapes series, “Catharsis” is a live album recorded during the North American tour of Perge in the other side of our universe. A tour shortened because, according to the legend, Graham Getty broke an arm during a horse ride in the vast and sandy American Western territories.
And from the first mists of "
Okefenokee Lane" mistral dust, the recollections of Cherokee Lane fill our ears and arouse our nostalgia. It's an astounding emotional reminder with a more intense opening which has a little darker perfumes. The movement of the sequencer and its legendary kicks are in accordance in every respect with this title which opened the shows of Tangerine Dream in our universe. To me, Perge is not of the plagiarism! It is rather the extension of TD in a parallel universe to ours. Thus, our friends of this zone which is judged at risk (few have returned alive from there) have the same as us: hear and see Tangerine Dream. The sound is harder, the rhythms are steadier and the synth solos are clearly more plentiful here with a light difference in the accentuation of the effects and the intense passages. The good stays always the good and the bad does not exist here. The introduction of "Monoglot" breathes that of Monolight. Except that instead of falling in a sort of sacrilege by playing with a shadowy difference this wonderful melody, Perge goes for a rough and furious electronic beat of the 70's for the most part of the 21 minutes of the title. The intro and the finale are rendered by Matthew Stringer's very beautiful piano. Is "Drywater Ravine" the sarcastic penchant of Coldwater Canyon? Not really! The rhythm is heavier, more supported with good percussive effects which made me come from both ears. It's a solid electronic rock where the synth solos replace those of a guitar with beautiful effects of reverberating in the loops. Built on the same principles of sonic strangeness with effects as much intriguing as frightening, "Dessert Cream" has little in common with Desert Dream. If the movement of the slow and metronomic rhythm is similar, the effects and the structure propose a more avant-gardist approach. The vibes are more glaucous with more effects of outer-world and the music proposes more melodic plans while the finale explodes with a very good movement of the sequencer. A curt and jerky movement which tears out the embraces of the Gothic voices layers.
In the end, “
Catharsis” is a great emotional recollection where little by little Perge gets rid of Tangerine Dream's shadows of their album Encore in order to offer a concert of which the similarities coexist with more charms than annoyances. The absence of guitar can be explained by the very big mark of respect that Graham Getty and Matthew Stringer dedicate to the legendary Edgar Froese. And this doesn't affect at all the depth of this album which put in value some wonderful synth solos and a great sequencing pattern as much judicious that of Chris Franke. If you like the music of Perge you will devour “Catharsis”. As for those who don't know yet the music of the English duet or who still have prejudices in front of a kind of plagiarism which, in my opinion, is unfounded, I strongly invite you to discover a music which completes marvelously the splendid discoveries of Tangerine Tree. Available on the Bandcamp site of Perge as a download or in 2 colors Pro CD-r and in Pic Disc Vinyl Style Pro CD-rSylvain Lupari (September 30th, 2017)
synth&sequences.com

You will find a way to purchase this album on Perge's Bandcamp shop
here

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CHRONIQUE en FRANÇAIS
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Comment interpréter le titre du dernier album du duo Britannique Perge? Catharsis signifie, soit la séparation du bon du mauvais ou encore, dans le domaine de l'art, une remémoration affective. Tiré de la légendaire série The Secret Tapes, “Catharsis” est un album en concert qui fut enregistré lors de la tournée Nord-Américaine de Perge dans l'autre côté de notre univers. Une tournée écourtée puisque la légende veut que Graham Getty se soit fracturé un bras lors d'une ballade en cheval dans les vastes territoires sablonneux de l'ouest Américain.
Et dès les premiers nuages de poussières mistrals de "Okefenokee Lane", les réminiscences de Cherokee Lane emplissent nos oreilles et attisent notre nostalgie. C'est un rappel émotionnel stupéfiant avec une ouverture plus intense qui possède aussi un peu plus de parfums ténébreux. Le mouvement du séquenceur et ses ruades légendaires sont en tout point conforme avec ce titre qui ouvrait les spectacles de Tangerine Dream dans notre univers. Selon moi, Perge n'est pas du plagiat! C'est plutôt l'extension de TD dans un univers parallèle au notre. Donc, nos amis de cette zone qui est jugée très à risque (peu en sont revenus vivants) ont eu la même chance que nous: entendre et voir Tangerine Dream. Le son est plus dur, le rythme plus soutenu et les solos de synthé y sont nettement plus nombreux avec une légère différence dans l'accentuation des effets et des passages intenses. Le bon reste toujours le bon et le mauvais n'existe pas. L'introduction de "Monoglot" respire celle de Monolight. Sauf qu'au lieu de tomber dans une forme de sacrilège et de reprendre cette superbe mélodie, Perge passe en mode rythme endiablé pour la plupart des 21 minutes du titre. L’'intro et la finale sont morcelées par le très beau piano de Matthew Stringer. Est-ce que "Drywater Ravine" est le penchant sarcastique de Coldwater Canyon? Pas vraiment! Le rythme est plus lourd, plus soutenu avec de bons effets percussifs qui m'ont fait jouir de l'oreille. C'est du bon rock électronique où les solos de synthé remplacent ceux d'une guitare avec des beaux effets de réverbérant dans les boucles. Construit sur les mêmes principes d'étrangéités sonores avec des effets aussi intrigants qu'épeurant, "Dessert Cream" a peu en commun avec Desert Dream. Si le mouvement du rythme lent et métronomique s'apparente, les effets et la structure proposent une approche plus avant-gardiste. Les ambiances sont plus glauques avec plus d'effets d'outre-monde et le titre propose plus de plans mélodiques alors que la finale explose avec un très bon mouvement du séquenceur. Un mouvement sec et saccadé qui évente les étreintes des nappes de voix gothiques.
Au final, “Catharsis” est une très belle remémoration affective où peu à peu Perge se défait des ombres de Tangerine Dream et de leur album Encore afin d'offrir un concert dont les similitudes coexistent avec plus de charmes que d'agacements. L'absence de guitare peut s'expliquer par la très grande marque de respect que Graham Getty et Matthew Stringer voué au légendaire Edgar Froese. Et cela n'affecte en rien la profondeur de cet album qui mise sur de superbes solos de synthé et un jeu du séquenceur aussi judicieux que celui de Chris Franke. Si vous aimez la musique de Perge, vous allez dévorer “Catharsis”. Quant à ceux qui ne connaissent pas encore la musique du duo Anglais, ou qui ont encore des préjugés face à une forme de plagiat qui à mon avis est non fondée, je vous invite fortement à découvrir une musique qui complète à merveille les superbes découvertes du Tangerine Tree. Disponible sur le site Bandcamp de Perge en format téléchargeable ou en CD d'un genre collection.

Sylvain Lupari (30/09/2017)

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