dimanche 3 septembre 2017

CHRONOTOPE PROJECT: Ovum (2017)

“If you like a very lyrical music with a so unique tone, Ovum and its quiet beats and its magical soundscapes will fast seduced you”
1 Olduvai Dreams 9:58
2 Ovum 7:59
3 Mariposa 7:51
4 Emanation 6:14
5 Primordial 4:52
6 Epiphany 5:00
7 Starry Messenger 9:03

Spotted Peccary ‎– SPM-2805 (CD/DDL 50:58) ****¼
(Melodic and poetic ambient music
A new album of Chronotope Project always arouses the curiosity of the lovers of ambient music which is endowed with a portal towards universes of harmonies. Uniting marvelously the capacities of a synth with instruments more acoustic as well as with the Haken Continuum Fingerboard, Chronotope Project has found itself a special place in my discography of melodic ambient music. Softer and less dominated by oriental tribal music, “Ovum” proposes a very beautiful electronic prose with a good and soft mixture of rhythms which never perturb, but not at all, our passage towards our inner mind or sleep. This is very good album when we want to put our brain to off …
It's by a delicate wave very captivating which makes sparkle the songs of prism that "
Olduvai Dreams" calls out to our subconscious. Tears of cello add a melancholic dimension to this introduction which soaks in sound samplings of a morning in spring. A sound life wakes up in our ears with fluty breezes which caress the heat of the soft aboriginal percussions, whereas Jeffrey Ericson Allen multiplies his sound textures with orchestrations and layers of ethereal voices. With a very sensitive dexterity, the multi-instrumentalist from Oregon leads the quiet rhythm of "Olduvai Dreams" towards a bolero loaded of emotionalism with some very beautiful harmonies of the multiple layers of flutes and where the intensity lives more in the tone of the percussions than in the rhythm which always stays in the field of a spiritual trance. A good way to start! The title-track is the contrast of this inviting rhythm with an ode to serenity which is fed by a heap of layers and their very diversified tones. Flutes and Haken Continuum Fingerboard, which makes no more and no less the effect of a Steel guitar but with the probability of a Theremin, dominate these vibes of linear breezes. A nice track with a good crescendo, "Mariposa" proposes rather a more sibylline approach with more acute waves which blow on a light ambient rhythm. The music approaches a more accentuated phase with a line of bass which gives a more moving dimension to a music which would do very well in a poetic movie. "Emanation" is a small pearl. Its introduction soaks in the mysticism of the spiritual meditations with dark breezes which tremble like being blown by a dark organ. The flutes widen a panorama of charms with very good tunes which hum on a delicate movement of a sequencer in mode ambient Berlin School. The electronic effects which sparkle here and there add a more esoteric touch. We are in the meditative music very near the harmonies of the New Age. "Essential" seems to be a continuation of "Ovum", the title-track, while "Epiphany" espouses a little bit the ambient rhythm of "Emanation", but with more vigor in it. The long sighs of the Haken Continuum Fingerboard really make its effect and add a very emotional depth here. These nostalgic tears feed a twinkling carousel of arpeggios which oscillate in the warm fluty winds of "Starry Messenger". A title as soft and beautiful as "Emanation" and which is also endowed of a very beautiful poetic approach.
Soft and quiet with a texture of atmospheres which distance itself because of the presence of the
Haken Continuum Fingerboard, “Ovum” makes migrate, more and more, the music of Jeffrey Ericson Allen towards Robert Rich's territories with a musical prose which reminds me of the one and only Darshan Ambient. A mixture of genres as improbable as extremely delicious which has literally seduced me a little after the first autumnal breezes of "Olduvai Dreams". And if you like a very lyrical music with a tone so unique as that of the Haken Continuum Fingerboard, too you will be fast seduced by this mixture of esoteric music and nevertheless so near the New Age. A very rare fact in my discography; “Ovum” accompanies me from now on in my sleepy nights in the same way as with this music which is explorer of sleep made by Steve Roach, Vangelis, Michael Stearns and The Glimmer Room. A very beautiful album for sensitive souls …

Sylvain Lupari (September 3rd, 2017)
synth&sequences.com
You will find this album or a link to order it on the Spotted Peccary webshop
here
_________________________________________________________________________________________________
CHRONIQUE EN FRANÇAIS
_________________________________________________________________________________________________
Un nouvel album de Chronotope Project suscite toujours la curiosité des amants de musique ambiante qui est dotée d'un portail vers des univers d'harmonies. Unissant à merveille les capacités d'un synthé à des instruments plus acoustiques de même qu'au Haken Continuum Fingerboard, Chronotope Project s'est taillé une place de choix dans ma discographie de disque d'ambiances mélodiques. Plus doux et moins porté sur la musique tribale orientale, “Ovum” propose une très belle prose électronique avec un bon mélange de rythmes doux qui ne perturbent pas, mais pas du tout, notre passage vers notre intérieur comme le sommeil. Un très bel album lorsque l'on veut mettre notre cerveau à off…
C'est par une délicate onde très enveloppante qui fait scintiller des chants de prisme que "Olduvai Dreams" interpelle notre subconscient. Des larmes de violoncelle ajoutent une dimension mélancolique à cette introduction qui baigne dans des échantillonnages sonores d'un matin printanier. Une vie sonique s'éveille à nos oreilles avec des brises flûtées qui caressent la chaleur de douces percussions aborigènes, tandis que Jeffrey Ericson Allen multiplie ses textures sonores avec des orchestrations et des nappes de voix éthérées. Avec un doigté très sensible, le multi-instrumentaliste de l'Oregon dirige le rythme tranquille de "Olduvai Dreams" vers un boléro chargé d'émotivité avec de très beaux chants flûtés où l'intensité réside plus dans le ton des percussions que dans le rythme qui reste toujours dans le domaine d'une transe spirituelle. La pièce-titre fait contraste avec ce rythme invitant avec une ode à la sérénité qui est nourrie d'un amas de couches aux tonalités très diversifiées. Les flûtes et le Haken Continuum Fingerboard, qui fait ni plus ni moins l'effet d’une guitare Steel mais avec les probabilités d'un Thérémine, dominent ces ambiances de brises linéaires. Un beau titre avec un beau crescendo, "Mariposa" propose plutôt une approche plus sibylline avec des ondes plus aigües qui soufflent sur un léger rythme ambiant. La musique approche une phase plus accentuée avec une ligne de basse qui donne une dimension plus émouvante à une musique qui irait bien dans un film poétique. "Emanation" est une petite perle. Son introduction baigne dans le mysticisme des recueillements spirituels avec des brises sombres qui tremblent comme étant soufflées par une orgue ténébreuse. Les flûtes étendent un panorama de charmes avec de très bons chants qui fredonnent sur un délicat mouvement d'un séquenceur en mode Berlin School ambiant. Les effets électroniques qui pétillent ici et là ajoutent une touche plus ésotérique. Nous sommes dans la musique méditative très près des harmonies du New Age. "Primordial" semble être un prolongement de "Ovum", la pièce-titre, alors que "Epiphany" épouse quelque peu le rythme ambiant de "Emanation", mais avec plus de vigueur. Les longs soupirs du Haken Continuum Fingerboard font vraiment de l'effet et ajoutent une profondeur très émotive ici. Ces larmes nostalgiques nourrissent un carrousel d'arpèges scintillant qui oscillent dans les chauds vents flûtés de "Starry Messenger". Un titre aussi doux et beau que "Emanation" qui est doté aussi d'une très belle approche poétique.
Doux et tranquille avec une texture d’ambiances qui se démarquent par la présence du Haken Continuum Fingerboard, “Ovum” fait migrer de plus en plus la musique de Jeffrey Ericson Allen vers les territoires de Robert Rich avec une prose musicale qui me fait penser à l'unique Darshan Ambient. Un mélange de genres aussi improbable qu'extrêmement savoureux qui m'a littéralement séduit un peu après les premières brises automnales de "Olduvai Dreams". Et si vous aimez une musique très lyrique avec une tonalité aussi unique que celle du Haken Continuum Fingerboard, vous aussi serez vite séduit par ce mélange de musique ésotérique et pourtant si près du New Age. Un fait très rare dans ma discographie; “Ovum accompagne dorénavant mes nuits au même titre que des musiques exploratrices de sommeil réalisées par Steve Roach, Vangelis, Michael Stearns et The Glimmer Room. Un très bel album pour les âmes sensibles…    
Sylvain Lupari (03/09/2017)

Aucun commentaire:

Publier un commentaire