jeudi 24 août 2017

LAMBERT RINGLAGE: Dimensions of Dreams (1995)

“Dimension of Dreams is one of the best albums for those who always look for and still are looking for some very sophisticated and creative imitators of Tangerine Dream”
1 Impetus 5:58
2 Trance Journey 13:44
3 Immersion 10:30
4 Translook 11:03
5 Train of Impressions 10:28
6 Maelstrom 5:30
7 Two Worlds 5:04
8 Yonohamo 3:43
9 Return 6:32

Spheric Music ‎| SMCD 1003 (CD 72:32) ****¼
(E-Rock, New and Vintage Berlin School)
1995! That year was a turning point in Lambert Ringlage's career who leaves his adventure in solo to realize works in duet with Stephen Parsick, Palantir and Wolfgang Barkowski. This period, nevertheless festive for the fans of the New Berlin School style, was going to be punctuated with numerous interruptions which today always stay without explanations. But before this change of cape in his career, Lambert had another surprise to give to EM; “Dimension of Dreams”. Another album always strongly inspired by Tangerine Dream, from the Virgin to the Melrose years, this 8th solo album of the founder of Spheric Music the label took a tangent which was going to infiltrate the waves of Trancesession, another excellent album of the Berlin School style that I recommend strongly.
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Impetus" starts things straight with a superb and very harmonious structure of sequences where Lambert has nothing eft to learn from Chris Franke. The rhythm is solid, lean on this movement of sequences and on sober electronic percussions very MIDI, and supports a melody of a synth of the 90's which spreads crepuscular shadows and which sounds very TD of the Virgin years. The play of the sequencer takes our ears by surprise with some unexpected directions and the synth sculpts solos worthy of an electronic nightingale. An excellent start, which rings a little bit retro today except that the sequencer and the synth solos always stay of an incredible efficiency. After this canon start, Lambert offers us 4 long and rather creative compositions. First of all, "Trance Journey" and its introduction which mixes well enough the baroque style of the keyboard and the theatrical effects as misty as a wolf with its sneaky approach. A crystalline movement of sequence makes its keys to frolic and to skip in a sophisticated disorder whereas a bass line accentuates the uncertain approach of the introduction. Minimalist, this structure of rhythm welcomes cosmic effects and another line of sequences which sounds more than very discreet in the background. This more or less ambient movement reaches a surprising phase of intergalactic fight with an assault of sequences which gives a video game aspect to a music which eyes a little the kind of trance ambient before taking back a more Berliner path. And as usual, Lambert decorates his music of very good solos. "Immersion" is more in an electronic rock mode with Andreas Paeth on guitar who throws wonderful and furious solos which tears up the vibes around.
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Translook" is a splendid Berlin School which has inspired, or is it vice versa, the moods of the succulent album Trancesession. Sequences and percussions, which sound more real here, sculpt a minimalist approach which a strong bass line straddles marvelously. The ambiences turn to a very dark kind, a la Redshift or ['ramp], around the 6th minute. A short passage of 2 minutes as staggering as deeply delicious, the synth layers smother of their effects of old organ, before the rhythm becomes again a good Berlin School which undulates like the hypnotic S of a long snake. "Train of Impressions" is another very good track which is so much like TD, period Logos. I know that there is a multitude of Tangerine Dream's emulators out there who get multiply since the coming of the MIDI era, but I rarely heard a version as well near the era Logos as here. Incredible! When I'm reading here and there that Lambert Ringlage became as good as Chris Franke in the manipulation of the sequencer, “Dimension of Dreams”, and especially "Train of Impressions", is doubtless at the origin of this statement. Afterward, the album takes another tangent with a series of short titles which seem very pale after these last exceptional 45 minutes. "Maelstrom" is without stories while "Two Worlds" is more experimental and clearly more interesting here. Even with very heavy layers and a rather ambivalent structure of rhythm, "Yonohamo" had no effect on me, set apart to skip it and jump to "Return". That's a very explosive title which concludes Lambert Ringlage's most elaborate and most musical album to this date. There is nearly 60 minutes of strong, very strong, music in this “Dimension of Dreams”, one of the best albums for those who always look for and still are looking for some very sophisticated and creative pupils of Tangerine Dream. If it's the case, run for this album!

Sylvain Lupari (August 22nd, 2017)
synth&sequences.com
You will find this CD here on Spheric Music shop

-CHRONIQUE EN FRANÇAIS-
1995! Cette année marque un tournant dans la carrière de Lambert Ringlage qui quitte son aventure en solo pour réaliser des œuvres en duo avec Stephen Parsick, Palantir et Wolfgang Barkowski. Cette période, pourtant festive pour les fans du style New Berlin School, allait être ponctuée de nombreuses interruptions qui aujourd'hui restent toujours sans explications. Mais avant ce changement de cap dans sa carrière, Lambert avait une autre surprise dans son coffre; “Dimension of Dreams”. Un autre album toujours fortement inspiré par Tangerine Dream, des années Virgin à Melrose, ce 8ième album solo du fondateur du label Spheric Music prenait une tangente qui allait infiltrer les ondes de Trancesession, un autre excellent album du genre Berlin School que je recommande fortement.
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Impetus" ramasse nos oreilles avec une splendide structure de séquences très harmonieuse où Lambert n'a plus rien à apprendre de Chris Franke. Le rythme est solide, appuyé par ce mouvement de séquences et de sobres percussions électroniques très MIDI, et supporte une mélodie d'un synthé des années 90 qui étend des ombres crépusculaires et qui font dans le très TD des années Virgin. Le jeu du séquenceur déculotte les oreilles avec des directions inattendues et le synthé sculpte des solos digne d'un rossignol électronique. Un excellent départ, qui sonne un peu rétro aujourd'hui sauf que le séquenceur et les solos de synthé restent toujours d'une incroyable efficacité. Après ce départ canon, Lambert nous offre 4 longues compositions assez créatives et qui ont superbement bien vieillies. Tout d'abord "Trance Journey" et son introduction qui mélange assez bien le style baroque du clavier et des effets théâtraux aussi nébuleux qu'un loup avec sa démarche sournoise. Un mouvement de séquence cristallin fait gambader ses ions qui sautillent dans un désordre raffiné tandis qu'une ligne de basse accentue la démarche tâtonneuse de l'introduction. Minimaliste, cette structure de rythme accueille des effets cosmiques et une autre ligne de séquences qui se fait très discrète. Ce mouvement plus ou moins ambiant atteint une étonnante phase de combat intergalactique avec un assaut de séquences qui donne un aspect jeu vidéo à une musique qui lorgne un peu le genre transe ambiant avant de reprendre une route plus Berliner. Et comme toujours, Lambert orne sa musique de très bon solos. "Immersion" est plus en mode rock électronique avec une furieuse guitare d'Andreas Paeth qui déchire les ambiances avec de furieux solos.
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Translook" est un superbe Berlin School qui a dû inspiré, ou vice-versa, les ambiances de Trancesession. Les séquences et les percussions, qui font plus réelles ici, sculptent une approche minimaliste qu'une solide ligne de basse encadre à merveille. Les ambiances virent au genre très ténébreux à la Redshift ou ['ramp] autour de la 6ième minute. Un passage aussi renversant que délicieux, les nappes de synthé étouffent avec leurs effets de vieil orgue, d'une durée de 2 minutes avant que le rythme ne redevienne un bon Berlin School aussi ondulant qu'un long serpent et ses s hypnotiques. "Train of Impressions" est un autre très bon titre qui fait trop TD, période Logos. Je sais qu'il y a une multitude d'émules de Tangerine Dream qui fait rage depuis la venue des équipements MIDI, mais j'ai rarement entendu une version aussi près de l'ère Logos qu'ici. Incroyable! Lorsque je lis ici et là que Lambert Ringlage est devenu aussi bon que Chris Franke dans le maniement du séquenceur, “Dimension of Dreams”, et surtout "Train of Impressions", est sans doute à l'origine de cette affirmation. Par la suite, l'album prend une autre tangente avec une série de courts titres qui paraissent bien pâles après ces 45 dernières minutes exceptionnelles. "Maelstrom" est sans histoires alors que "Two Worlds" est plus expérimentale et nettement plus attrayant. Même avec des nappes bien pesantes et une structure de rythme plutôt ambivalente, "Yonohamo" n'a eu aucun effet sur moi, mis à part de le sauter et passer à "Return". Un titre très explosif qui conclut l'album le plus élaboré et le plus musical de Lambert Ringlage. Il y a tout près de 60 minutes très costaudes dans “Dimension of Dreams”, un des meilleurs albums pour ceux qui recherchent toujours et encore des élèves et des descendants très raffinés et créatifs de Tangerine Dream.
Sylvain Lupari (22/08/2017)

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