vendredi 14 avril 2017

MYSTIFIED: Morning City (2017)

“You eat at full spoons the noises, the samplings of noises, the sampling of noises on noises? Then this Morning City is mainly for you”
1 Down to the Pier 6:47
2 On the Fire Escape 3:14
3 Freight 6:30
4 Reflecting Metal Cycles 8:18
5 Water 4:28
6 On the Fire Escape Reprise 5:36
7 Industrial District 9:39
8 Storm Sweeps In 5:10
9 Sun Thru Afternoon Window 9:46

SPM-3401 (DDL 59:28)
(Ambient industrial soundscapes)
One of the numerous advantages bound to my hobby of EM reviewer is to have developed over the time an excellent relation with the artists and the labels of the musical genre. Thus, I had this possibility of opening my ears, less and less timorous, to a more underground music, to a music of which the points of comparison simply don't exist. This way I was able to discover some fascinating artists whom I would have never considered with these ears which were molded for a more melodious kind. And if Steve Roach made me understand that under each rock is hide a symphony, artists such as Mystified made me understand that under each of these rocks also are hide a parallel universe where the noise is dominant. I knew Thomas Park's fascinating universe via his collaborations with Shane Morris in this highly avant-gardist trilogy on the evolution of the Jurassic world. Mystified participated in more than 350 music projects and with “Morning City” he does it again with an inspiring of an ambient industrial genre. To do it, Thomas Park has gathered an impressive bank of sounds samplings from the urban areas to which he grafted synth layers, scattered piano effects and a carpet of bass effects. The result is astonishing! And if one approaches “Morning City” with a minimum of open-mindedness, I got to admit that it took me more the one attempt, we surprise ourselves to perceive that music can really arise from the din.
It's in this context that begins the discovery of “
Morning City”! Layers of ambient noises, we guess a concert of horns, and diverse hammerings, we guess an immense building site, are opening "Down to the Pier". Droplets of water ooze behind this ambient sound jumble where also snores the zeal of machines. Even without beats, “Morning City” isn’t exactly the mouth of calm! "On the Fire Escape" reminds it to us with short noisy movements which come by jolts. Very cunning the one who can guess out a noise of this mass of percussive effects! Only the humming of the ferryboat indicates to us where Thomas Park places his imagination. There are a little less corrosive titles to the ears, as this turbulent waterfall which flows in secret in "Freight", a quite immersive piece of music. "Industrial District" is little in the same mold but with a more acuteness tone, while "Storm Sweeps In" is rather intense and quite near of a tangible reality. There are small jewels of creativity on this Mystified album, such as "Reflecting Metal Cycles" which proposes a subtle pattern of tribal rhythm from a society in movement. There is a beat very near roots those of psybient which hatches around the 5th minute. I cannot chase away this collection of images which parade accelerated in Ron Fricke's documentary, Chronos. Notice that the soundtrack here is all the contrast with the floating music of Michael Stearns. "On the Fire Escape Reprise" is another little jewel with its rhythmic approach which appears from the hullabaloo depths of “Morning City” to espouse an almost frenetic form. The electronic dialogue of "Water", written with the cooperation of Ben Cox, rings as an extraterrestrial language which bounces by resounding bubbles on a sometimes tempestuous and sometimes silent bed of water among which the origin and the passage remain a mystery. With imagination we guess a little the sources of "Sun Thru Afternoon Window", a title of ambiences moved by fast blinking of lashes or by images which scroll in a jerky way on which Mystified has graft sounds and tones.
We would tax me of propagandist if I qualified this last album of Mystified of brilliant blow! I, who feel at ease as well in this musical genre as a cat on a bed of ice in mid-ocean, must admit to have listened to it by sequences. A title here and two other ones on other times, until my ears meet "Reflecting Metal Cycles". And I got the bite! I imagined Thomas Park's visions. And yes, it fits! But I believe in the end that to be a fan of industrial ambient music facilitates the discovery of an audacious album for my ears but on the whole very tasty for the amateurs of the genre.

Sylvain Lupari (April 14th, 2017)
gutsofdarkness.com & synthsequences.blogspot.ca

You will find this album only on download format the Spotted Peccary web shop here

-CHRONIQUE EN FRANÇAIS-

Un des nombreux avantages liés à mon hobby de chroniqueur de MÉ est d'avoir développé au fil du temps une excellente relation avec les artistes et les labels du genre. Ce faisant j'ai eu cette possibilité d'ouvrir mes oreilles, de moins en moins frileuses, à une musique plus underground, à une musique dont les points de comparaisons n'existent point. Ainsi j'ai pu découvrir de fascinants artistes que je n'aurais jamais considérés avec ces oreilles qui s'étaient moulées à un genre plus mélodieux. Et si Steve Roach m'a fait comprendre que sous chaque roche se cache une symphonie, des artistes tel que Mystified m'ont fait comprendre que sous chacune de ces roches se cachent aussi un univers parallèle où le vacarme est dominant. J'ai connu le fascinant univers de Thomas Park via ses collaborations avec Shane Morris dans cette trilogie hautement avant-gardiste sur l'évolution du monde jurassique. Mystified a participé à plus de 350 projets de musique et avec “Morning City” il récidive avec une œuvre inspirante du genre ambiant industriel. Pour ce faire, Thomas Park a colligé une impressionnante banque d'échantillonnages sonores des milieux urbains auxquels il a greffé des nappes de synthé, des notes de piano ainsi qu'un tapis de basse. Le résultat est étonnant! Et si on aborde “Morning City” avec un minimum d'ouverture d'esprit, je dois admettre que je m'y suis pris à quelques occasion, on s'étonne à percevoir que la musique peut véritablement naître du tintamarre.
C'est dans ce contexte que s'amorce la découverte de “Morning City”! Des couches de bruits ambiants, on devine un concert de klaxons, et des martèlements divers, on devine un immense chantier de construction, ouvrent "Down to the Pier". Des gouttelettes d'eau suintent derrière ce tohu-bohu sonore ambiant où ronfle aussi le zèle des machines. “Morning City” n'est pas vraiment l'antre du repos! "On the Fire Escape" nous le rappelle avec de courts mouvements bruitaux qui arrivent par saccades. Bien malin celui qui peut sortit un bruit de ce lot d'effets percussifs! Seul le bourdonnement du traversier nous indique où Thomas Park situe son imagination. Il y a des titres un peu moins corrosifs aux oreilles, comme cette chute d'eau turbulente qui coule à la dérobée dans "Freight", un titre assez immersif. "Industrial District" est un peu dans le même moule mais avec une tonalité plus acuité, alors que "Storm Sweeps In" est plutôt intense et assez près d'une tangible réalité. Il y a des petits bijoux de créativité sur cet album de Mystified, comme "Reflecting Metal Cycles" qui propose une subtile figure de rythme tribal d'une société en mouvement. Il y a un rythme très près des racines psybient qui éclot autour de la 5ième minute. Je ne peux chasser cette collection d'images qui défilent en accélérées dans le documentaire de Ron Fricke, Chronos. Remarquer que la bande sonore en est tout le contraste avec la musique planante de Michel Stearns. "On the Fire Escape Reprise" est un autre petit bijou avec son approche rythmique qui surgit des entrailles tintamarresques de “Morning City” afin d'épouser une forme quasiment frénétique. Le dialogue électronique de "Water", écrit avec la collaboration de Ben Cox, sonne comme un langage extra-terrestre qui ricoche par bulles échoïques sur un lit parfois tumultueux et parfois silencieux d'eau dont la provenance et le passage restent un mystère. Avec de l'imagination on devine un peu les sources de "Sun Thru Afternoon Window", un titre d'ambiances mue par de rapides clignements de cils ou par images qui défilent en forme saccadée auxquelles on y a greffé des sons, des tons.
On me taxerait de propagandiste si je qualifierais ce dernier album de Mystified de coup de génie! Moi qui est aussi à l'aise dans ce genre musical qu'un chat sur une nappe de glace en plein océan, j'avoue l'avoir écouté par séquences. Un titre ici et deux autres tantôt, jusqu'à ce que mes oreilles rencontrent "Reflecting Metal Cycles". Et j'y ai pris goût! J'ai imaginé les visions de Thomas Park. Et oui, ça colle! Mais je crois tout de même qu'être un fan de musique ambiante industrielle facilite la découverte d'un album audacieux pour mes oreilles mais somme toute très appétissant pour les amateurs du genre.

Sylvain Lupari (14 Avril 2017)

1 commentaire:

  1. Merci for an interesting and thoughtful review! This album is a bit different, and I was wondering how it might be received.

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