jeudi 9 mars 2017

THE HEISENBERG COMPENSATORS: Adventures of Werner and Random (2016)

“Welcome to the unexpected world of sounds and tones of one the most pleasant surprises this year; The Heisenberg Compensators”
1 Inner 5:38
2 Clearing 8:16
3 Gales 7:55
4 Question 5:33
5 Glory 7:14
6 Stroke 6:05
7 Dust 5:16
8 Dice 6:39

Groove Unlimited | GR-1003 (CD-R 52:36) ****
(E-Rock in a world of glitch, white noises and ...What the heck!)
The Heisenberg Compensators is a project which saw the light of day within the framework of festival of the lights entitled Glow which is held each year in the city of Eindhoven in Holland. For this opportunity, Allard Krijger, guitarist of FRAKnoise, and Stefan Robbers, the keyboard player and synthesist of Eevolute et of Terrace, delivered a performance based on the improvisation during the festival of 2012. Following the excellent reception of the public, the duet has decided to pursue the adventure. Having been conquered by the capacities of the synth Modular Virus, Stefan Robbers suggested to create ambient music. One thing leading to another, and with the addition of other components as well as instruments forged and conceived by them, The Heisenberg Compensators, thus named after the work of the German physicist Werner Heisenberg, took shape. After a first sketch in sounds, either an album which was never released but which served as blue print for “Adventures of Werner and Random”, The Heisenberg Compensators was ready to meet the requirements of the public consumer of contemporary EM. And let’s see how's that sounds …
Rather melancholic, "Inner" gets between our ears with a beautiful guitar rather melodious. Its notes, a kind of Flamingo for electronic souls, pour into a universe veiled by a blanket of synth layers in mode obstruction for ears and by good resonant, heavy and slow strikes of electronic percussions. It's very good and it flows up until the more acoustic introduction of "Clearing" which so reminds of old Pink Floyd. There is a metronome behind this wall of tones, as well as these too translucent electronic noises to be just white noises, which clocks a light hypnotic tempo. Pulsations, always in mode bitonality, are shaking a little our phase of bewitchment a little after the bar of 120 seconds, while "Clearing" derives slowly towards a structure difficult to identify, let’s put that we strum of the fingers with a taste to remain semi awake, where Allard Krijger's guitar gives me the taste to listen to Michael Rother. Very comfortable with a panoply of tones which dither between the known and the unknown, Allard Krijger and Stefan Robbers tame our ears with a good pallet of the genres in a sonic envelope which sometimes challenges the imagination. Sounds which stretch out into iridescent lines and which weakens their magic in the hopping and very Schroeder rhythm, except for the slip at the end of the ambient race, of "Gales". With its beat a little Cosmic Funk, "Glory" is the title which gets closer the most to Robert Schroeder repertoire. The play of the sequencer is very effective here.
It’s in vapors of white noises and of hums of pensive ectoplasms’ that rushes forward the rhythm panting of "Question". The pace increases appreciably to slip downright in spasms which pound nervously under a sonic sky multicolored of shrill streaks. Very intense and atypical, "Question" is the only drawback of an album all the same rather attractive. Well, in my case! "Stroke" offers a more ambient, but noisier, structure with some delicious disorders in the effects of the percussions which do not seem to disrupt the placidity of the loops treatments and the effects of guitar which in the end weakens its charms underneath thick layers of milky mist. The rhythm gets more vigor in the middle where "Stroke" becomes clearly more musical even with these effects of beyond the grave. And always this hammer which tinkers we don't know what! "Dust" is lively, nervous with its loops which roll non-stop with keen oscillations. This is good E-Rock with a touch of old Neu!. One could say the same thing of "Dice", but the Indus side makes of it a music which holds right in the middle of Electronica for Cybernetic zombies and Techno Pop a la sauce Düsseldorf with its Motorik approach. Fascinating, sometimes uneasy but surely splendid!
Such is and as a first album, The Heisenberg Compensators touches more or less everything in a too old sound envelope to be psybient and too rich to be only a facade for ambient music. The static and ectoplasmic noises are of an incredible wealth and divert very easily our ears of a beautiful variant of electronic rhythms. Contrary to what one could think, the loops and treatments of guitars are not so omnipresent to the point to undo the charms of a whimsical EM which feed of its multiple elements in a symbiosis between the noise and the harmony which fascinates. “Adventures of Werner and Random” is a nice voyage in time, but not as far as that, where the music again dared to be a surprise.

Sylvain Lupari (March 9th, 2017)
gutsofdarkness.com & synth&sequences.com

Available at Groove
The Heisenberg Compensators est un projet qui a vu le jour dans le cadre de festival des lumières Glow qui se tient à tous les ans dans la ville d’Eindhoven en Hollande. Pour cette occasion, Allard Krijger, guitariste du groupe FRAKnoise, et Stefan Robbers, claviériste et synthésiste du groupe Eevolute et Terrace, ont livré une performance basée sur l’improvisation lors du festival de 2012. Suivant l’excellente réception du public, le duo a décidé de poursuivre l’expérience. Après avoir été conquis par les capacités du synthé Modular Virus, Stefan Robbers suggéra de créer de la musique ambiante. De fil en aiguille, et avec l’ajout d’autres composantes ainsi que des instruments trafiqués et conçus par eux, The Heisenberg Compensators, ainsi nommé d’après l’œuvre du physicien Allemand Werner Heisenberg, prenait forme. Après une première ébauche en son, soit un album qui n’a jamais été réalisé mais qui allait qui allait servir de rempart à “Adventures of Werner and Random”, The Heisenberg Compensators était prêt à rencontrer les exigences du public consommateur de MÉ contemporaine. Et voyons comment ça sonne…
Plutôt mélancolique, "Inner" s’invite entre nos oreilles avec une belle guitare assez mélodieuse. Ses accords, d’un genre Flamingo pour âmes électroniques, coulent dans un univers voilé par une nappe de couches d’un synthé en mode obstruction pour oreilles et de bonnes frappes résonnantes, lourdes et lentes de percussions électroniques. C’est très bon et ça coule jusqu’à l’introduction plus acoustique de "Clearing" qui fait tellement penser à du vieux Pink Floyd. Il y a comme un métronome derrière, ainsi que ces bruits électroniques trop diaphanes pour être des bruits blancs, qui balance un léger tempo hypnotique. Des pulsations, toujours en mode bitonalités, secouent un peu notre phase d’envoûtement un peu après la barre des 120 secondes, alors que "Clearing" dérive doucement vers une structure difficilement identifiable, mettons qu’on pianote des doigts avec un goût de rester semi éveillé, où la guitare de Allard Krijger me donne le goût d’écouter du Michael Rother. Très à l’aise avec une panoplie de tonalités qui tergiversent entre le connu et l’inconnu, Allard Krijger et Stefan Robbers apprivoisent nos oreilles avec une bonne palette des genres dans une enveloppe sonore qui parfois défie l’imagination. Des sons qui s’étirent en lignes moirées et qui étioles leur magie comme dans le rythme sautillant et très Schroeder, sauf pour la dérape en fin de course ambiante, de "Gales". Avec son beat un peu cosmique funk, "Glory" est le titre qui s’apparente le plus à du Schroeder. Le jeu du séquenceur est très efficace ici.
C’est dans des vapeurs de bruits blancs et d’ectoplasmes songeurs que s’élance le rythme très pantelant de "Question". La cadence augmente sensiblement afin de baigner carrément dans des spasmes qui palpitent nerveusement sous un ciel sonique bariolé de stries criardes. Très intense et atypique, "Question" est le seul anicroche d’un album tout de même assez séduisant. "Stroke" offre une structure plus ambiante, mais non moins tapageuses, avec de savoureux dérèglements dans les effets de percussions qui ne semblent pas perturber la placidité des boucles et effets de guitare qui étiole leurs charmes sous d’épaisses couches de brume laiteuse. Le rythme prend plus de vigueur en mi-parcours, là où "Stroke" devient nettement plus musical même avec ces effets d’outre-tombe. Et toujours ce marteau qui bricole on ne sait quoi…! "Dust" est vif, nerveux avec ses boucles qui défilent à fond la caisse avec de vives oscillations. Du bon rock électronique avec une touche de vieux Neu! On pourrait dire la même chose de "Dice", mais le côté Indus en fait une musique qui se tient en plein milieu de l’Électronica pour zombies cybernétiques et Techno Pop à la Düsseldorf avec son approche Motorik.
Comme premier album, The Heisenberg Compensators touche à peu près à tout dans une enveloppe sonore trop vieille pour être du psybient et trop riche pour n’être qu’une façade pour la musique d’ambiances. Les bruits statiques et ectoplasmiques sont d’une richesse inouïe et détourne très facilement nos oreilles d’une belle variante de rythmes électronique. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, les boucles de guitare ne sont pas omniprésentes au point de défaire les charmes d’une MÉ capricieuse qui se nourrie de ses multiples éléments dans une symbiose entre le bruit et l’harmonie qui fascine. “Adventures of Werner and Random” est un beau retour dans le temps, mais pas tant que cela, où la musique osait encore surprendre.

Aucun commentaire:

Publier un commentaire